Renforcement de la Police des Frontières et soutien à l’Académie Nationale de Police

Port-au-Prince, Haïti, une cérémonie s’est tenue le18 octobre 2017 à l’Ecole de Police en présence du Directeur Général de la PNH, Michel-Ange Gédéon ; du Directeur de la Police des Frontières, Marc Justin ; de la Chargée d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis, Robin Diallo ; du Chef de Mission de l’OIM en Haïti, Fabien Sambussy et du Directeur du Bureau INL (International Narcotics and Law Enforcement), Nicholas Hilgert pour remettre 10 motos et 3 quads à la Police des Frontières.

 « Les États-Unis sont fiers de s'associer à l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) pour soutenir la création de la Police Frontalière haïtienne. Nous avons également identifié d'autres domaines de coopération avec l'OIM pour assurer la continuité de services clés dans le fonctionnement de l'Académie Nationale de Police haïtienne», a déclaré la Chargée d’Affaires de l’Ambassade des Etats Unis, Robin Diallo.

Cette contribution de 644 943 US$ d’INL (International Narcotics and Law Enforcement) permettra d’acheter des véhicules et de pourvoir aux besoins logistiques de la Police Frontalière. « La Police des Frontières va prévenir et répondre à la criminalité organisée transnationale. Nous démarrons  au niveau de la région Nord-est avec l’objectif d’avoir une présence sur toute la ligne frontalière », a déclaré le Directeur de la Police des Frontières Marc Justin.

La contribution américaine soutiendra également l’Académie Nationale de Police dans la formation des élèves policiers et permettra de compléter les procédures nécessaires pour sélectionner 1 300 officiers de la 29ème et de la 30ème promotion.

« L’OIM voit la frontière à travers le prisme migratoire (humain) mais n’oublie pas que le prisme humain est intimement lié aux trafics en tout genre, qu’ils s’agissent de trafic de drogues, d’armes, de contrebande ou de trafic d’êtres humains. La présence d’une unité de Police à la frontière formée et en nombre, est également une source d’optimisation des revenus de l’Etat tout en étant un gage de sécurité pour les populations migrantes ou vivant en zones frontalières. Une meilleure gestion de la frontière c’est aussi une optimisation des revenus douaniers», a précisé Fabien Sambussy, Chef de Mission à l’OIM en Haïti. Et d’ajouter : « Malgré le départ de la MINUSTAH, les Nations-Unies restent présentes en Haïti et l’OIM continuera de soutenir les efforts de la Police. C’est aujourd’hui une première étape dans le déploiement de la Police aux frontières et j’espère qu’avec le support de nos partenaires actuels et futurs, nous allons pouvoir mener à terme le plan stratégique de la Police des Frontières.»